LA MAISON DEAN

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LA MAISON DEAN

Eté 1868, Nouvelle Orléans, Louisiane, la plantation du juge DEAN.

La journée a été très chaude en cette mi-août, les hommes ont beaucoup souffert dans les champs et ce soir, un vent de révolte souffle dans la plantation. Certains affirment depuis quelques jours que l’esclavage a été  aboli et que le maître n’a plus le droit de les garder contre leur gré.

Les contremaîtres semblent très nerveux et gardent en permanence la main sur la crosse de leur colt.

Le vieil Ezra dit que les nègres sont libres d’aller où ils veulent et peuvent quitter la plantation; que le maître les garde parce qu’ils sont trop couillons. Il dit même que ça fait trois ans qu’ils ne sont plus esclaves. Qu’ils auraient pu partir depuis longtemps. Que c’est la Loi. Que lui, il va partir dès ce soir…

Les jeunes ressentent de la colère en repensant aux mauvais traitements subis et aux mauvais traitements que le juge DEAN leur inflige. Moins bien traités que les chiens !

DEAN est le juge du comté et il est le propriétaire d’une grande plantation de coton, patrimoine familial qu’il a hérité à la mort de ses parents. Une énorme bâtisse blanche, des terres riches et toute une population d’esclaves noirs qui font sa fortune. Il est réputé pour sa droiture, sa sévérité extrême et sa grande Foi dans le christianisme.

Sa femme a quitté ce monde depuis quatre ans et il vit en compagnie de ses deux filles blondes : Judith et Cindy respectivement âgées de huit et six ans.

Durant la guerre de sécession, la maison a servi d’entrepôt pour les armes, la poudre à canon et les munitions. Plaque tournante et secrète de la rébellion, elle comporte un très vaste sous-sol entièrement pavé et relié à un souterrain qui débouche discrètement trois cent mètres plus loin dans les hautes herbes. De nombreux sudistes sont venus s’y cacher quand ça tournait mal pour eux.

La porte donnant accès  au sous-sol est épaisse et insonorisée; secrète, invisible, noyée dans les détails des moulures, elle ne s’ouvre que de l’extérieur, dans le grand salon en appuyant sur une des briques de la cheminée; une grille en fer épais, munie d’une serrure ferme l’accès au souterrain.

DEAN sent qu’il ne va plus pouvoir garder ses esclaves encore très longtemps. Le treizième amendement date de trois ans déjà et ça commence à se savoir…

Tout à ses pensées, assis dans son rocking-chair, un verre de whisky à la main, il sursaute en entendant des détonations puis les cris et un grand tumulte à l’extérieur. Il ajuste à la hâte son ceinturon et jette un œil par la fenêtre. Ce qu’il aperçoit le pousse à émettre un juron. Il court à l’étage chercher ses filles pour les mettre à l’abri.

Le juge descend les marches du perron, un colt dans chaque main. Les esclaves sont réunis face à lui, furieux et brandissent des torches au-dessus de leurs têtes. Trois corps pendent un peu plus loin à la grosse branche du chêne centenaire. Les contremaîtres ont été pendus.

_ Qu’avez-vous fait malheureux ? Comment avez-vous osé pendre ces trois bons chrétiens ?

Un des hommes âgés, un peu penaud et triturant son chapeau de paille effiloché se rapproche du juge : Ils ont tué Ezra, Missié… à cause qu’Ezra il a dit comme ça qu’il partait de la plantation, qu’il était libre. Alors les patrons lui ont dit comme ça qu’il avait pas le droit de partir, qu’il était qu’un pôv boug’ de négro d’esclave et qu’il serait fouetté pour l’exemple. Et puis Ezra leur a dit d’aller au diable et il a tourné le dos et il a fait quelques pas vers la sortie. Ils lui ont tiré dessus Missié… Il est tombé raide mort. Ezra, il avait rien fait de mal. Ils avaient pas le droit Missié. Non, ils avaient pas le droit…

_ C’est la damnation éternelle qui vous attend ! Vous n’aviez pas à faire justice vous-même ! Vous avez commis un crime abominable ! Vous méritez les flammes de l’Enfer ! Si leur culpabilité était avérée, il devait y avoir un procès ! Misérables ! Dites-moi qui les a pendus ! Allez !

Un des jeunes hommes, passablement énervé se fraie un chemin à travers la foule hostile devenue silencieuse, approche à son tour et interpelle le juge : Et vous ! Combien de nos frères avez-vous lâchement pendus ? Trente ? Cinquante ? Cent ? Sans aucun procès ! Qu’avaient-ils fait pour mériter ça ? Un regard de travers ? Un mot de trop ? Et les jeunes filles ? Combien en avez-vous abusées ? Vous vous dites bon chrétien et vous violez des fillettes le soir ?

_ Co… Comment osez-vous me parler ainsi ? Moi qui vous ai nourris, logés, qui vous ai apporté la parole du Christ ! Comment osez-vous ? Si j’ai pendu des esclaves, c’est qu’ils le méritaient ! Je suis juge ! Je suis votre maître ! Rentrez dans vos maisons et nous verrons demain ce que je ferai de vous. En attendant, dépendez-moi ces pauvres gars !

La foule reste silencieuse encore un moment puis un cri de femme retentit : NON ! Et les hommes en colère se jettent alors sur le juge qui, surpris, lâche ses armes. Ils le soulèvent du sol et l’emmènent près du chêne, lui passent une corde autour du cou et le pendent. Tout le monde reste à observer l’agonie du juge DEAN jusqu’à ce qu’il cesse de remuer au bout de la corde.

Les gens hochent la tête et se signent. Et puis, la foule se disperse lentement, apaisée et c’est bientôt toute une cohorte d’hommes et de femmes libres qui marchent sur la route, emportant un maigre bagage enfermé dans un baluchon.

Certains iront trouver du travail dans le chemin de fer, d’autres chercheront une plantation où ils seront payés, bien traités et enfin, une grande partie se dirigera vers la ville pour y tenter sa chance.

Les corps du vieil Ezra, des contremaîtres, et du juge n’ont été découverts qu’une semaine plus tard dans le domaine déserté. En raison de la situation illicite du juge vis-à-vis du treizième amendement, les autorités n’ont pas jugé utile de rechercher les coupables qui devaient être très nombreux et déjà bien loin…

Les fillettes ont été recherchées un moment et puis le temps passant, elles ont été oubliées.

La maison DEAN est restée inhabitée jusqu’en 1920 quand un riche industriel du textile – MAC LANE –  l’a rachetée; envisageant de la retaper et de la transformer. Un mois après s’y être installé avec son épouse et une semaine avant que les travaux ne débutent, on l’a retrouvé errant pieds nus, en sang dans la campagne. Il avait perdu la raison et portait des estafilades et des morsures sur tout le corps.

Sa femme gisait dans le lit conjugal, énucléée, la gorge ouverte d’une oreille à l’autre et elle baignait dans son propre sang. Sa chevelure brune et abondante avait été arrachée. Les globes oculaires avaient été déposés sur la table de nuit. Le visage de la malheureuse semblait exprimer un grand effroi.

Quelqu’un avait écrit du bout du doigt « OUR HOME ! » dans la mare de sang coagulé sur le plancher.

La maison DEAN comme tout le monde l’appelait avait depuis la réputation d’être maudite et personne n’en voulait.

Les terres avaient été réparties entre les propriétaires voisins et la maison avait quasiment disparu, cachée par les herbes folles et les ronces.

Les années ont passé, les guerres ont marqué l’histoire du monde et la société a évolué; la modernité a transformé les esprits et les mœurs.

La Louisiane est devenue un état touristique très prisé pour son climat subtropical, son ambiance, sa musique, sa culture et sa gastronomie.

Il y a quelques années de cela, une agence immobilière a été informée de l’existence de la maison DEAN, de son histoire  et de son abandon. Un agent s’y est rendu, a pris des photos de l’extérieur et a eu la surprise de découvrir l’intérieur encore meublé d’époque. Un vieux fusil reposait toujours sur le manteau de la cheminée !

Une annonce a paru sur le Net et le couple EVANS de New-York s’est porté acquéreur de la bâtisse. Mary et Saul en avaient assez de vivre dans la grosse pomme et le prix demandé était plus qu’attractif.

Mary et Saul EVANS sont immédiatement tombés sous le charme de la maison coloniale. Bien sûr, il y aurait quelques travaux à faire, le toit demandait des soins urgents et la peinture était plus que défraîchie. Mais malgré tout, la maison était plaisante, vaste et solide. C’était une bonne affaire !

Saul a demandé à l’agence pourquoi le prix était si bas. On lui a répondu que le passé historique de la maison avait été  tumultueux et que des gens étaient morts de mort violente sur le site. Cela expliquait la mauvaise réputation de la maison DEAN et comme les gens du coin étaient superstitieux et que l’histoire avait été transmise d’une génération à la suivante… Personne ici n’en voulait.

Saul travaillait dans les assurances de grands groupes et se déplaçait souvent dans les autres états ainsi qu’à l’étranger.

Mary était architecte et commençait à avoir une certaine renommée dans son milieu. Ses créations et ses idées novatrices étaient remarquées. Elle avait même eu droit à un article dans Forbes magazine.

En entrant dans la maison DEAN, elle n’avait pu s’empêcher d’évaluer les possibilités d’une telle demeure et d’imaginer ce qu’elle pourrait en faire. Elle avait commencé à faires des croquis et avait partagé quelques unes de ses idées avec Saul qui s’était montré très enthousiaste.

Saul s’est installé seul au mois de juin, Mary devant régler quelques formalités avant de quitter son job à NYC, et le rejoindre trois semaines plus tard.

Saul a fait appel à une entreprise de nettoyage et de jardinage pour remettre la maison et ses alentours en état, pour que Mary puisse s’y installer facilement.

L’état de conservation des meubles était étonnant; aucune pourriture. Bien sûr, le cuir des fauteuils était craquelé mais la maison n’avait semble-t-il pas souffert d’humidité. Les murs étaient sains, ainsi que l’escalier et malgré son âge, avec un bon coup de nettoyage, un système électrique remis aux normes, l’installation d’une ligne téléphonique, le Net et de l’électroménager, ils pourraient rapidement y vivre confortablement.

Le gros des meubles arriverait avec Mary. En attendant, pour sa première nuit, Saul campait dans le salon, sur un matelas gonflable, avec un sac de couchage et une lampe de camping à gaz. L’intérieur sentait le renfermé et il régnait une étrange ambiance. En se rendant compte que la maison l’inquiétait un peu, Saul a éclaté de rire et s’est intérieurement traité d’idiot.

Après avoir envoyé un dernier texto à Mary, il s’est couché et a coupé la flamme du brûleur de la lampe. Le sommeil l’a rapidement enveloppé. Et les chuchotements ont commencé…

_ Qu’est-ce que tu fais là-à-à-à-à ? Ici c’est chez nous-ou-ou-ou-ou… Va-t-en-en-en-en-en !

Saul s’est réveillé d’un bond : « Qui est là ? » Il a rallumé la lampe, l’a soulevée et n’a vu personne. Et les chuchotements ont continué.

_ Tu t’appelles comment-en-en-en-en ? Pourquoi tu dors ici-i-i-i-i ?

_ Je m’appelle Saul EVANS ! C’est ma maison ! Je l’ai achetée ! Sortez d’ici !

_ Non-on-on-on-on ! C’est chez nous-ou-ou-ou-ou ! Va-t-en-en-en-en-en !

La voix semblait tourner autour de lui, parfois très près. Il en avait la chair de poule : Qui… Qui êtes-vous ?

_ C’est chez nous-ou-ou-ou-ou… Va-t-en-en-en-en-en !

_ C’est chez moi maintenant !

_ Nooon-on-on-on-on ! Pas chez toi-a-a-a-a ! Va-t-en-en-en-en-en !

_ Où êtes-vous ? Je ne vous vois pas !

_ En bas-a-a-a-a… En bas-a-a-a-a…

_ Où ça en bas ?

_ En bas-a-a-a-a… C’est chez nous-ou-ou-ou-ou…

_ Si c’est une blague pour les nouveaux arrivants, elle n’est pas drôle !

_ Tu vas le regretter-é-é-é-é…

_ Et vous ? Qu’est-ce que vous faites là ?

_ La femme, elle veut tout casser-é-é-é-é…

_ On va faire des travaux, oui. Pour moderniser…

_ Noon ! Pas casser-é-é-é-é… C’est chez nous-ou-ou-ou-ou… On va t’en empêcher-é-é-é-é…

_ Qui que vous soyez, vous commencez à m’emmerder ! Foutez le camp !

A peine sa phrase prononcée, Saul a reçu une gifle magistrale qui l’a envoyé s’étaler par terre.

_ Tu vas le regretter-é-é-é-é…

Saul s’est relevé en se massant la joue endolorie. Serait-ce possible que… ? Une maison hantée ? Non !

_ Vous êtes un fantôme ? Un spectre ?

Une nouvelle gifle retentissante l’a renvoyé au sol.

_ Tu vas le regretter-é-é-é-é…

_ OK ! OK! C’est chez vous. J’ai compris. Mais c’est chez moi aussi ! J’ai acheté la maison et c’est le seul endroit que j’ai où habiter maintenant ! Je peux peut-être vous aider ? Vous êtes enfermée en bas ? Depuis longtemps ?

_ Longtemps-en-en-en-en…

_ Vous avez quel âge ?

_ … Huit ans-an-an-an-an…

_ Vous êtes bloquée en bas ?

_ Pas la clé-é-é-é-é

_ Il y a une porte ?

_ Dans le salon-on-on-on-on…

_ Je n’ai pas vu de porte dans le salon ?

_ Cachée-é-é-é-é… Cherche-che-che-che-che…

_ Je cherche, je cherche ! Si on repeint sans casser quoi que ce soit, ça vous va ? Trouve pas cette satanée porte !

_ Pas casser-é-é-é-é…

_ OK ! On ne va rien casser. Ça vous va comme ça ?

_ Oui-i-i-i-i… Pas casser-é-é-é-é… Viens nous chercher-é-é-é-é…

_ Je vais faire tout mon possible pour vous aider. Je dois d’abord trouver la porte. Demain, j’irai louer un détecteur de métaux. S’il y a un système d’ouverture, je le trouverai. Maintenant, je vous demande de me laisser dormir. Vous êtes d’accord ?

_ Noon ! Chercher-é-é-é-é…

_ Demain. OK ? Je dois dormir.

_ Cherche ! Tu dormiras avec nous-ou-ou-ou-ou…

_ Non ! Vous attendrez demain !

Un cri strident lui a vrillé les oreilles et une entaille profonde a entamé sa joue. Un sang épais et chaud a coulé dans son cou.

_ Chercher-é-é-é-é !

_ OK.OK ! Je cherche.

_ Oui. Cherche-che-che-che-che…

Alors, il a cherché, cherché. Encore et encore… toute la nuit, il a tâté les murs, appuyé sur les moulures, les plinthes, et au petit matin, il s’est intéressé à la cheminée… Il a testé chaque brique, une par une jusqu’à ce que l’une d’elle s’enfonce un peu. Quand il a appuyé plus fort, elle s’est davantage effacée et un déclic s’est finalement fait entendre dans le mur. La porte tant recherchée est apparue.

_ J’ai ouvert, vous êtes libre !

_ Viens-in-in-in-in… Le trésor est pour toi-a-a-a-a…

_ Le trésor ? Quel trésor ?

_ L’or de la rébellion-on-on-on… En bas-a-a-a-a… Il est à toi-a-a-a-a…

Mary est arrivée en trombe à la maison DEAN, elle était inquiète car sans nouvelles de Saul depuis plusieurs jours, elle essayait de se convaincre que l’I phone de son mari était tombé en panne ou perdu et qu’elle le trouverait probablement en train de nettoyer la maison en sifflotant. Mais une partie d’elle pensait que ce n’était pas son genre, que si son téléphone avait été  défaillant, il serait allé en ville en acheter un autre et ne serait jamais resté si longtemps sans donner de ses nouvelles. Quand elle appelait son numéro, ça sonnait et au bout de trois sonneries, elle tombait sur son répondeur. Si l’appareil avait été en panne, elle pense qu’elle serait tombée directement sur le répondeur.

Les abords de la maison étaient propres et nets. On avait passé la débroussailleuse et la tondeuse. L’intérieur était plus propre que lors de sa première visite.

Dans le salon, il y avait au sol un matelas gonflable, un sac de couchage, une lampe à gaz et… L’I phone de Saul. Tout en prenant le téléphone, elle a appelé Saul. Elle a appuyé sur le bouton de l’appareil et il s’est allumé en indiquant que plusieurs appels avaient été manqués. Il y avait du sang par terre, sur le plancher en bois. Les gouttes menaient vers la cheminée ou une autre flaque de sang s’était constituée.

_ Saul ? Saul ? Tu es là ? Ou es-tu chéri ? Tu es à l’étage ? Réponds-moi Saul ! SAUUUUL !

Un chuchotement rauque est aussitôt venu résonner dans ses oreilles, très près.

_ Ne reste pas là Mary-y-y-y-y… Elles vont te tuer-é-é-é-é… Va-t’en-en-en-en-en…

_ Saul ? C’est toi ? Mais où es-tu bon sang ? Tu n’es pas drôle… Tu me fais peur !

_ Sors d’ici-i-i-i-i… Fuis-i-i-i-i… Danger-é-é-é-é

Mary a eu un mouvement de recul et son cœur s’est mis à battre à toute vitesse. Ses poils des bras se sont levés et une peur bleue s’est emparée d’elle. Quand elle a commencé à courir pour sortir de la maison, la porte d’entrée s’est violemment refermée en claquant.

Mary a tenté en vain de l’ouvrir. La porte était bloquée.

La voix a encore chuchoté : Mary-y-y-y-y… Noon-on-on-on-on…

Et une autre voix plus aigüe a suivi : Tu veux tout casser-é-é-é-é…Tu vas venir avec nous-ou-ou-ou-ou… En bas-a-a-a-a… Viens-in-in-in-in… Chez nous-ou-ou-ou-ou…

_ Qui est là ? Où est Saul ?

_ En bas-a-a-a-a… Avec nous-ou-ou-ou-ou… Chez nous-ou-ou-ou-ou…

_ Saul ! Au secours ! Saul ! Aide-moi ! Au secours ! Saul ! SAUL !

L’histoire que racontent les gens, c’est que l’agent immobilier, n’ayant plus aucune nouvelle du couple EVANS s’est rendu à la maison DEAN pour avoir des nouvelles de ses clients et en entrant, il a eu une vision d’horreur ! Il a découvert le corps de Mary étendu sur le plancher du salon. Dans une écœurante mare de sang noir séché.

Elle était atrocement mutilée. Ses yeux étaient crevés, ses cheveux arrachés et ses seins et son ventre avaient été profondément labourés. Ses intestins débordaient affreusement de son abdomen et pendaient tristement sur le plancher. La pièce empestait le cadavre et était envahie par des nuées de mouches qui avaient déjà pondu dans le ventre de Mary.

C’est ce qu’à confirmé le sheriff. Les recherches pour retrouver Saul ont duré un bon moment sans aucun résultat.

Jusqu’à ce jour, on n’a pas retrouvé son corps. De mauvaises langues prétendent qu’il aurait sauvagement tué sa femme et qu’il se serait enfui à l’étranger sous une fausse identité. Vous et moi savons maintenant que c’est faux.

Les jeunes viennent parfois le soir rôder autour de la maison DEAN pour s’isoler, picoler, fumer des joints ou pour baiser là et ceux qui osent franchir le seuil de la maison pour chercher le grand frisson déclarent avoir aussitôt entendu d’horribles voix leur chuchoter des menaces aux oreilles et leur intimer l’ordre de s’en aller. Les intrus ont alors déguerpi de la maison en quatrième vitesse et n’y sont jamais retournés.

La maison DEAN est à nouveau à l’abandon, cachée par les herbes folles et les ronces… Elle est toujours à vendre à un prix très intéressant. Ça vous tente ? Réfléchissez…

Vous vous y amuseriez avec nous-ou-ou-ou-ou…

2 Commentaires

  1. Maison à vendre
    Que ferait Stéphane Plazza pour réhabiliter cette belle demeure?
    Pas besoin de tout casser : un peu de déco (genre Street Art : y a des volumes ) ; encore plus de lumières (plafonnier, miroir. ….) ; quelques meubles IKEA pour moderniser ; écran plat et home cinéma. …. le tout avec caméras pour immortaliser l ‘instant. …lesfillettes de 157 et 159 ans devraient être un peu plus enthousiastes 😊
    Une autre époque. …un autre genre. ….j’aime 👍

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