ELVIS

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ELVIS

 

Ecrit par Ludovic Coué le 23 février 2018

 

Georges m’a quitté.

Il est mort cette nuit. Tranquillement, doucement, sans peur je crois. Parti en étant confiant dans l’avenir comme toujours. Parti accompagné par la longue plainte triste et déchirante de son compagnon à quatre pattes.

Georges était ce qu’on appelle un vrai pote. Un pote d’infortune. Mon pote est parti. Je suis seul. Il m’a laissé son chien.

 

J’étais déjà résident quand Georges est arrivé à la maison de retraite. Quand il est descendu du taxi ce jour-là en compagnie de son énorme chien qui ne semblait pas porter de collier, je me rappelle m’être dit à ce moment-là que ce devait être un drôle de type ; excentrique et un peu perché… Et que ça ferait du bien de le connaître au milieu de cette population de zombies fatigués qui compose la presque totalité des résidents.

Grand, mince, le cheveu blanc en bataille, habillé avec style, il paraissait dynamique et soigné.

Il est descendu du taxi, a fait sortir son chien, a porté ses poings à sa taille, s’est redressé pour contempler la façade de l’édifice. Il a hoché la tête, regardé son chien. Le chien a tourné la tête vers son maître et ils sont restés ainsi un bon moment, puis ils sont entrés.

L’établissement pompeusement nommé “Elyséum“ se voulait résolument moderne ; et il l’était à son ouverture, il y a quinze ans : bâtiments clairs comprenant deux ailes distinctes de chaque côté de la portion centrale qui englobe l’administration, la cuisine et la salle de restauration: l’une pour les vieux encore aptes à vivre seuls en autonomie et l’autre pour ceux qui ne sont plus vraiment là… Appartements spacieux et confortables avec salle de bains et toilettes privatives bien meublés et tout équipés, personnel nombreux et aux petits soins, ateliers divers et variés, restauration au top et espaces verts bien entretenus. Le câble et le wifi ont été installés depuis. Un petit paradis pour les vieux cotons-tiges que nous sommes devenus.

Au fil des ans, la situation s’est bien malheureusement dégradée avec la crise ou les crises. Le montant des loyers est monté en flèche, le personnel a été réduit de moitié environ  (ce qui n’a pas arrangé les affaires des occupants de l’autre aile), les ateliers se sont faits plus rares, moins intéressants et les repas sont devenus si tristes que nous avons fini par les prendre chez nous. Les bâtiments et les espaces verts se sont vite abîmés. Si l’on compare la résidence d’aujourd’hui aux photos de ses débuts, on a envie de pleurer. Sans parler de la plupart des résidents qui ne se sont pas arrangés non plus… la grande majorité d’entre eux ne sait même plus où ils sont ni qui ils sont. Plantés la plupart du temps devant une télé qui dégouline de sons et d’images qu’ils ne comprennent pas et ne retiendront pas de toute façon. Les petits vieux sont finalement traités comme certains enfants : Pour avoir la paix, on les colle devant le poste en attendant le prochain repas…

Quand Georges a débarqué, il y a quatre ans, cela faisait deux ans que j’habitais dans mon petit appartement douillet; j’avais capitulé devant cette frénésie qu’est devenue la vie avec ces nouvelles technologies qui évoluent sans cesse, les lois qui changent et les gens qui deviennent dingues. Je dois bien avouer que je me sentais un peu largué face à tous ces changements.

Comme ma Caroline   était partie et que mes enfants se débrouillaient très bien, j’ai vendu ma maison ainsi que les quelques biens que j’avais et j’ai fait des dons aux enfants avant de m’inscrire à la résidence pour y couler des jours heureux. J’ai de quoi subvenir à mes besoins en payant mon loyer et mes enfants n’ont pas à se soucier de moi. J’ai conservé les albums musicaux et les DVD que je préfère et avec mon PC relié au Net en haut débit, je suis le roi du pétrole ! Je crois que c’est ça le luxe aujourd’hui pour les octogénaires comme moi.

 

Georges est donc arrivé accompagné de son chien. J’ignore comment il s’est débrouillé pour faire accepter son si imposant compagnon à la direction mais toujours est-il que ça n’a pas posé le moindre problème et l’animal a immédiatement été adopté aussi bien par les résidents que par le personnel. A son arrivée, le chien est venu à ma rencontre. J’avoue que je n’étais pas très fier. Il m’a reniflé puis a plongé longuement son regard dans le mien. Curieusement, j’ai trouvé ça apaisant et j’ai tendu la main vers sa truffe. Le chien a glissé et frotté sa tête contre ma paume puis est retourné lentement vers son maître.

Le chien de Georges s’appelle Elvis. Ce n’est pas un chien de race ; du moins pas une race répertoriée. Mais c’est un colosse ! Bon sang ! Sa tête dépasse de la table quand il est debout sur ses quatre pattes. Il est Doux comme un agneau mais vachement impressionnant. Et bizarre aussi, avec de curieuses proportions et un museau très long, trop long. Je n’avais jamais vu de chien aussi grand ni aussi étrange de ma vie avant son arrivée.

 

Georges et moi avons rapidement sympathisé, participé aux mêmes ateliers quand il en restait encore d’intéressants. Elvis le suivait partout comme son ombre. Placide et rassurant. Epiant tout ce qui se passait, présence silencieuse dans cet univers étrange des vieux en attente de leur embarquement pour le vol de leur dernier voyage…

Georges lui parlait constamment et le chien l’écoutait religieusement avec ce regard étonnant qui lui conférait une personnalité à part. Drôle de chien… Vraiment. Personnellement, je trouvais ça un peu dérangeant, voire ridicule de l’entendre parler ainsi à son chien. Georges s’en est aperçu et m’a simplement dit qu’Elvis n’était pas un chien comme les autres. En moi-même, je pensais “ ben voyons “

Mon ami n’avait pas de famille ; ne s’étant jamais vraiment lié, il n’avait pas ressenti le besoin de fonder une famille. Des copines de temps en temps, rien de plus. Il était passionné par les mystères de notre monde et l’espace. Il avait préféré rester seul dans sa vie pour se consacrer à ses recherches, se déplaçant souvent dans son combi pour aller voir sur place des vestiges ou parcourir des écrits qu’il considérait comme rares ou précieux. Il pouvait en parler durant des heures et c’était un vrai plaisir que de l’écouter disserter sur tous ces sujets étranges et captivants. Il avait été une sommité, avait rédigé pas mal d’articles pour des sites spécialisés, invité à participer à pas mal de conférences, écrit des bouquins qui s’étaient bien vendus.

C’est quand il s’est rendu compte que l’entretien de sa maison et de son jardin devenaient un problème, impossible pour lui qu’il a décidé d’intégrer la maison de retraite.

 

Son appartement, identique au mien ne comportait aucune décoration, sinon un panier énorme en osier contenant une couverture épaisse et un joli coussin pour le confort de son chien.

 

Durant ces quatre années, Georges et moi sommes devenus les meilleurs amis du monde. Nous partagions nos repas et entretenions du mieux possible nos vieilles carcasses en nous imposant différents exercices physiques quotidiens d’assouplissement et de musculation et en faisant, quand le temps le permettait, de longues marches autour du centre, tout en devisant sur tout et n’importe quoi. Georges disait que c’était le prix à payer pour ne pas devenir des zombards… Et pouvoir rester dans nos appartements. Nous exercions aussi nos méninges en effectuant des recherches et en rédigeant des articles sur les sujets qui nous intéressaient. Nous les adressions à différents journaux, sites spécialisés et, certains ont été publiés à notre plus grande satisfaction. Georges disait “Pas trop mal pour des vieux croûtons, hein ?“ Avec ce sourire en coin et ce regard intelligent et malicieux. Il apportait la plupart des idées et des faits et moi le style de rédaction.

Nous évoquions aussi le sens de nos vies respectives et la prochaine fin de notre existence, ce que ce passage pouvait bien signifier en bons agnostiques et athées que nous étions. Nous étions d’accord sur le fait que de notre naissance à notre mort, quelles que soient notre situation, face aux difficultés, aux coups du sort, nous étions finalement seuls ; même entourés de proches. Seuls face à notre destin. Le sujet finissait toujours de la même façon ; une franche rigolade et pas d’explication rationnelle. Notre seule Foi résidant dans une logique simple : On doit bien retourner là d’où on vient.

Franchement, ces années-là sont passées trop vite.

 

Hier soir, Georges m’a confié qu’il se sentait très fatigué et que son horloge interne avait probablement des ratés. Je lui ai répondu que ce n’était probablement que passager et qu’il ne devait pas s’inquiéter. Il m’a souri et répondu d’un ton las qu’il n’était pas le moins du monde inquiet, que la vie suivait son cours, tout simplement. Une semaine plus tôt, il m’avait confié une enveloppe en me demandant de ne l’ouvrir qu’après son décès, quand ça arriverait.

J’ai donc ouvert l’enveloppe ce matin et elle contenait une lettre composée de plusieurs feuillets noircis de sa belle écriture et deux photographies. Deux photos d’Elvis : une prise quand il était chiot et l’autre où il apparaît avec son aspect actuel.

 

 

Mon ami,

Si tu lis cette lettre, c’est que j’ai franchi la dernière porte et que je fuse tel un missile vers la lumière bleue ! Si c’est possible, je t’attendrai de l’autre côté pour t’accueillir…

Je te dois quelques explications à propos d’Elvis. C’est la raison de cette lettre.

J’ai trouvé Elvis sur un talus alors que je cherchais une petite météorite dans la lande. A cette époque, j’étais branché sur les entrées atmosphériques et j’en avais suivi une dans le ciel et avais trouvé son point d’impact. J’avais trente ans. Oui, trente ans ! Elvis a donc plus que cinquante ans. Je te jure que c’est la stricte vérité. Il paraît jeune et en pleine forme mais il a bien cinquante ans passés. J’ignore combien de temps il pourra vivre.

Je n’ai jamais trouvé la météorite malgré mon entêtement et mes efforts, mais en rentrant pour regagner mon combi, j’ai trouvé une boule de poils qui pleurait doucement. Quand je l’ai aperçu, mon cœur a fondu. Je me suis approché de lui et il a tendu une patte vers moi en me fixant droit dans les yeux. J’ai craqué ! Depuis, il ne m’a jamais quitté.

Il a vite grandi et ça n’a pas été une mince affaire que de le nourrir ! Il ne mange pas n’importe quoi. Principalement du poisson. Je crois qu’il préfèrerait mourir de faim plutôt que d’avoir à ingurgiter de la pâtée ou des croquettes. Il n’a aucun goût pour la viande. A un an, il était déjà très grand ; la deuxième année, il s’est épaissi…

Comme tu l’as sûrement remarqué, Elvis est très spécial…

 

Il faut que tu saches que je n’ai jamais voulu de chien avant de trouver Elvis car la durée de vie de ces animaux est bien trop courte et c’est un vrai crève-cœur quand après dix ou quinze années de vie commune, ils s’amenuisent, faiblissent et s’éteignent finalement sans qu’on y puisse quoi que ce soit. Avec un peu de chance ils passent de vie à trépas durant leur sommeil sans douleur ; mais généralement, il faut les euthanasier chez un véto car sinon, ils souffrent atrocement durant une longue agonie épouvantable. Tout un pan de ta vie, un monde de joies, de complicité disparaît brutalement, laissant un grand vide, une souffrance bien réelle.

J’ai vécu ça quand j’étais enfant avec les chiens de mes parents et, devenu adulte, j’ai préféré éviter cette douleur insupportable qui marque à jamais une vie.

 

J’ai rapidement remarqué qu’Elvis avait des compétences hors normes pour un chien. Ses yeux pétillaient de curiosité et il apprenait très vite. Je l’ai souvent surpris en train de regarder la télévision, assis sur le canapé, les oreilles bien droites, réagissant parfois aux images ou à ce qui se disait quand il s’agissait d’infos… Il a d’autres aptitudes étranges. Il se sert de ses pattes avant avec une dextérité inouïe ! Il arrive à attraper des objets, ouvrir les portes même fermées à clefs. Je crois aussi qu’il est télépathe et qu’il peut faire bouger les objets par la pensée. Tu vas probablement croire que je travaille du chapeau sur mes vieux jours, mais il n’en est rien ! Les chaînes de ma télé ne se changent pas toutes seules ! De même qu’une balle ne revient pas toute seule entre les pattes du chien qui vient de la lancer.

Il ne se comporte pas comme un chien ; il ne fait pas ses besoins à la vue de tous. Il se cache, creuse un trou profond et rebouche consciencieusement après. A la maison, je lui avais fabriqué un petit abri pour ça. Une sorte d’enclos constitué de rondins que je déplaçais régulièrement dans le jardin. Mes voisins devaient penser que j’étais infesté de taupes… Ici, il utilise les toilettes.

La nuit, quand il rêve, il remue ses pattes bien sûr, mais parfois il chante. Une douce complainte sort de lui. Un air doux et apaisant. Je sais que c’est fou mais c’est la vérité.

Elvis n’a jamais rencontré de problèmes avec les gens, dans aucune circonstance. J’attribue ça à sa capacité à influencer le mental d’autrui pour inhiber la peur qu’il pourrait susciter. Et tu dois savoir que j’ai eu des idées le concernant pour sa nourriture ou son confort que je ne pense pas avoir eu tout seul. C’est lui qui m’aidait à le comprendre. Tu vois ?

Un jour, alors qu’on se promenait tranquillement, une femme s’est approchée de nous en vociférant qu’un chien de cette taille devait porter une muselière. Puis, arrivée à notre hauteur, elle a changé de comportement pour s’agenouiller et câliner Elvis. Crois-moi, il sait y faire.

 

Vis-à-vis des autres animaux, comment dire ? Les autres chiens, les chats et les oiseaux viennent à sa rencontre en toute confiance. Il n’y a jamais eu d’agressivité envers lui ni de sa part. D’aucune sorte. Ils passent du temps ensemble en harmonie sans le moindre incident.

 

Un an à peu près après qu’Elvis soit entré dans ma vie, il a eu un comportement étrange. Un matin, il s’est levé d’un bond et a émis un grondement bizarre en direction de la porte d’entrée. Il avait tous les poils hérissés quand on a sonné. Deux types en costard-cravate, tout de noir vêtus étaient devant chez moi. Quand j’ai ouvert la porte, l’un d’eux a brandi une carte bizarre devant mon nez et je me suis immédiatement senti groggy. Comme dans du coton, comme si j’avais avalé un cachet de Rohypnol. Mais j’étais suffisamment présent pour entendre et voir ce qui se passait. Elvis s’est alors dressé sur ses pattes arrière et a avancé en grondant vers les deux inconnus.

Il était effrayant. Il s’est placé entre les inconnus et moi et leur a fait face.

Ils ont levé la main dans sa direction et ont parlé une langue que je n’ai jamais entendue. Elvis s’est immédiatement calmé et il s’est entamé comme une discussion entre les hommes et mon chien. A un moment donné, j’ai eu l’impression que le ton montait et qu’Elvis exprimait de la colère. Puis les hommes se sont tus, ont baissé la tête et sont repartis. J’ai aussitôt retrouvé mes esprits et Elvis est retourné sur le canapé. Aussi calme que le Sphinx !

Je n’ai jamais revu ces hommes, et j’ignore qui ils sont.

La seule autre fois où je l’ai vu en rogne, c’est quand deux trouducs ont entrepris de forcer ma porte pour me cambrioler. C’était en été, il avait deux ans et faisait déjà cette taille.

Lorsque la porte forcée s’est ouverte, Elvis s’est dressé sur ses pattes arrière et a avancé sur les deux intrus en émettant un feulement énorme. Il avait l’air deux fois plus grand, plus gros.

Les deux types ont eu tellement la frousse qu’ils ont lâché ce qu’ils avaient dans les mains et sont partis en hurlant. Je crois bien qu’ils ont battu le record du mille mètres, sûr !

Ils ont laissé un grand sac rempli de tout ce qu’ils avaient volé dans les maisons avoisinantes : Bijoux, monnaie appareils multimédia divers, etc.

J’ai tout rapporté à la gendarmerie et on a eu droit à un article dans la presse. (Tu pourras vérifier sur le Net).

Je ne sais pas qui est Elvis. Ni d’où il vient. Je sais que ce n’est pas un chien. Je sais que les hommes en noir étaient venus le chercher et qu’ils savent eux, ce qu’il est et d’où il vient.

Je sais aussi que j’aime Elvis et qu’il m’aime autant. Qu’il aurait pu ou dû partir avec les deux types en noir. Que c’est eux qui devaient le trouver. Mais c’est moi qui me suis occupé de lui. Moi qui l’ai nourri, aidé à grandir en sécurité dans un monde où tout animal reconnu hors norme finit mal dans un cirque ou un labo de dissection.

Je sais qu’il est resté pour moi. Par amour et par gratitude.

Je sais aussi qu’il a compris depuis un moment que ma vie allait bientôt s’achever et que ça lui fait mal aux tripes.

Quand je serai parti, j’aimerais que tu t’occupes d’Elvis. Il t’aime bien et je pense que tu l’aimes bien aussi. Je te demande ça parce que je sais que tu es un type bien et que tu sauras garder son secret. J’ai confiance en toi.

Je crois qu’il t’apportera beaucoup pour longtemps. C’est un être énigmatique et facétieux.

 

Voilà. Tu sais tout ou presque à propos d’Elvis. Il est précieux et rare. J’espère que tu pourras digérer ces informations et que tu ne me prendras pas pour un vieux fou excentrique en mal de sensationnel.

Je te souhaite encore de nombreuses années agréables à vivre.

Ton ami Georges.

Un prêtre s’est présenté pour proposer ses services en fin de matinée. Je lui ai expliqué que nous n’avions pas besoin de lui. Il m’a assuré qu’il comprenait, m’a serré la main et est reparti.

Elvis n’a pas quitté Georges depuis sa mort. Assis près du lit, l’air aussi triste qu’il est possible de l’être. Il n’a pas émis de gémissement depuis le décès.

J’essaie de le consoler en lui caressant le dos, mais je sens bien que ça ne le réconforte pas.

Mon pauvre vieux, me suis-je mis à lui dire, nous voilà seuls tous les deux. Il est parti pour de nouvelles aventures.

Elvis a tourné la tête, planté son regard dans le mien et, curieusement, j’ai compris que je serai finalement seul. Vraiment tout seul car sa souffrance est tellement immense, comme un gouffre sans fond qu’il ne souhaite pas s’attacher à moi. Perdre Georges est tellement douloureux pour lui qu’il préfère s’en aller et qu’il est temps pour lui de partir.

On a frappé à la porte de la chambre. Deux types habillés en noir sont entrés. Je n’ai rien dit. Je suis resté là à contempler mon pote qui dormait dans son lit, les mains croisées sur sa poitrine, un petit sourire aux lèvres.

Quand je me suis retourné, j’ai vu Elvis suivre les deux hommes en noir. Je les ai vus quitter l’établissement.

J’ai couru aussi vite que je pouvais pour les rattraper car je voulais… ? Je crois que je voulais lui dire au revoir.

Ils ont tourné au coin de la rue et quand j’y suis parvenu à mon tour, haletant, il n’y avait plus personne sur le trottoir.

 

J’ai comme l’impression que les dernières années qui me restent à vivre vont être longues et ennuyeuses.

2 Commentaires

  1. De deux choses l’une : ou tu en fais le départ d’un roman, ou tu brodes toute l’histoire pour qu’elle s’achève ainsi, mais il y en a dans tous les cas que trop peu !!! Je réserve mes 5% de tes droits d’auteur pour l’apporteur d’idée, quand tu revendras le tout à la Paramount.

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