NUNATAK – Pr. Bourremou

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Professeur Bourremou

nunatak

 

 

Kof ! Kof ! Kof !… Chers disciples… Kof ! Kof ! Kof !…

 

Ahum ! C’est avec un bon trente-huit (pas le tour de taille, mais la température, andouilles !) que  je vous fais ce cours aujourd’hui. Faut-il que votre édification personnelle m’importe pour que je m’impose un tel traitement. Aucune bête ne le ferait. Satanée grippe coronale !

 

Alors, pour notre rendez-vous vespéral et régulier, dans la fébrilité de cette année qui commence si mal, je vais aborder, comme il se doit un sujet très sérieux. Ouvrez vos cahiers, vos mirettes et vos esgourdes car cela vous servira aussi bien dans vos études que dans votre vie.

 

J’ai choisi, donc, de vous parler de ce syndrome très particulier et très appréhendé par mes confrères : le NUNATAK (prononcer nu-nata-ka).

 

Combien de malheureux et de malheureuses souffrent dans ce bas monde, de cette atrocité ?

Trop ! Bien sûr ! Et quelle misère pour ces gens-là ! Ah la la ! Parfois, on en vient à se demander si le Créateur n’a pas le sens de l’humour un peu trop développé…

 

Comprenez, mes chers disciples que je devine emplis d’impatience, assoiffés de savoir, de connaissance; comprenez la douleur morale et la blessure de l’âme de ces pauvres malheureux, affublés de la sorte !

 

Allez, j’entre dans le vif du sujet, si j’ose dire…

 

Etiologie : Dérèglement hormonal, dû à une atrophie de la glande hypophyse  sur sa partie contiguë à la selle turcique.

 

Signes : Hirsutisme brutal et galopant, particulièrement marqué sur le périnée et la marge anale (jusqu’à deux centimètres par semaine).

 

Traitement : Aucun n’a jamais fonctionné. Certains à une époque ont bien préconisé l’épilation à la cire chaude, mais le résultat n’était pas à la hauteur de l’espoir investi. Des patients se sont plaints des douleurs occasionnées et comme la repousse est immédiate, à quoi bon ? La technique a été abandonnée. Le rasage… Bôf… Pas mieux et bonjour les irritations de cette zone particulièrement sensible !

La seule chose à faire qui soit utile à ces malheureux, c’est le nattage ou tressage, comme vous voulez. Cela offre au moins de libérer l’orifice concerné et il suffit à partir d’une bonne longueur de couper suffisamment pour que le résultat soit acceptable et puisse durer un peu. Malgré tout, un gros effort d’hygiène est à observer. On ne lésine pas sur le shampooing et il faut toujours avoir un sèche-cheveux à portée de main. Du coup, les longs trajets en avion ou en train sont à proscrire car le risque d’apparition de kystes ou de furoncles est bien réel !

 

Vous comprenez maintenant pourquoi ce syndrome est si craint par notre profession. Un patient atteint de ce terrible mal n’est pas facile à gérer. Allez donc lui faire accepter que toute sa vie, il aura des dreadlocks dans son pantalon ! Imaginez un peu leurs problèmes pour avoir une sexualité acceptable… Ebouriffant ! Cela frise tellement le ridicule…

 

Bien, j’espère que ce cours n’est pas trop touffu et que mes explications sont bien claires pour vous.

Chignon,…Sinon pardon, pour ce qui est de l’origine du nom de cette pathologie, c’est facile à comprendre : NU comme nu, NATA de natté et Ka pour capillaire.

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